Saphir du Sioulot (Puy de Dôme) - l = 3 mm

NUMÉRO 365 - Novembre 2007 de Minéraux & Fossiles

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Le 18 septembre 2007, Joseph Anthony Mandarino s'est éteint à Toronto (Canada), pays où il avait émigré en 1959, à l'âge de 78 ans. Né à Chicago (U.S.A) il obtint en 1951 son mastère en géologie et en 1958 son doctorat. Il fut durant 35 ans au Muséum royal de l'Ontario et abandonna en 1980 sa fonction de conservateur pour devenir Président de la Commission des nouveaux minéraux et noms de minéraux de l'I.M.A..

Il fut à l'origine de la découverte et la description de nombreuses espèces nouvelles. Il fut également un collaborateur de choix pour le célèbre Glossary of Mineral Species de Michael Fleischer

Il s'impliqua dans la rédaction de la nouvelle Encyclopedy of minerals... et en 1978 un sélénite hydraté de fer découvert dans la mine bolivienne de Virgen de Sumi (Potosi) reçut le nom de mandarinoïte.

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Les Actualités

Les échos :
* - Une mine de platine : Platinium Impala, second producteur mondial de platine exploite à Rustenburg (Afrique du Sud qui fournit 75% de la P.M)) une importante mine (réserves de 2 siècles) avec 2000 mineurs sur 15 filons à 1000 m de profondeur. rappelons que 10 tonnes de minerai sont nécessaires pour obtenir 1 g de platine !
* - Trois nouvelles salles au Muséum Henri Lecoq : 15 rue L. Bardoux à Clermont Ferrand consacrées à la minéralogie générale, à l'utilisation des minéraux et à l'arbre du vivant
* - Conférences au centre de géologie Terrae Genesis : du 18 novembre au 13 avril 2008 - www.terraegenesis.org

Les nouveaux minéraux (4) : Chronique de Fabien Cesbron
Caryochroïte du grec karuon / noix et khroia / couleur
Armbrusterite en l'honneur de Thomas Armbuster (né en 1950) de l'Université de Berne pour sa contribution aux minéraux riches en Mn, Marrucite honore Angelo Marrucci (1956-2003) collectionneur de minéraux pour sa contribution à la minéralogie de la Toscane  Georgbarsanovite en l'honneur du minéralogiste ruse G. Pavlovich Barsanov (1907-1991)


L'actualité paléontologique
 Chronique de Patrice Lebrun - Rédacteur en chef -

* - Un nouveau droméosaure basal : Ce droméosauride de 70 cm Mahakala omnogovæ découvert en Mongolie vient apporter un nouvel éclairage sur les étapes évolutives précédant l'acquisition de la faculté de voler chez les oiseaux...
* - Une nouvelle espèce de créodonte dans les phosphorites du Quercy : Un crâne complet mais sans mandibule baptisé Paroxyæna pavlovi  acheté en 1891 par A.V. Pavlov a été reconnu comme une nouvelle espèce de créodonte hyænodontidé de l'Éocène supérieur du Quercy dans la tribu des Paroxyænini...
* - Le cerveau du Tarbosaure : proche parent asiatique du Tyrannosaure américain a montré que celui-ci était construit selon l'archétype reptilien avec un sens olfactif très développé.... et que les deux espèces auraient une longue histoire distincte
* - Néocératopsien européen : dont des restes (dents, vertèbres...) ont été découverts pour la première fois dans des sédiments côtiers du Campanien du bassin de Kristianstad ce qui
pourrait traduire un flux migratoire entre l'Asie et l'Amérique du Nord.

Des oeufs fossiles de reptiles dans le Sundgau 5Haut-Rhin)
Texte et photos (collection) de Jean-Louis BRODBECK

Une prospection (Club de Cernay) dans d'anciennes carrières de calcaire à mélanies (gastropode cérithioïde marin de la famille Thiaridæ) du Sundgau a mis en évidence la présence de lentilles de calcaires à pisolites et comme à Bouxwiller, des oeufs fossiles, parfois associés à des mollusques ont été trouvés.


Bloc montrant un petit oeuf de tortue (gauche) et deux oeufs de crocodile dont l'un est géodisé et rempli de calcite. Dimensions respectives L = 26 mm avec Ø 16 mm et L = 59 mm et Ø 26 mm

Description des oeufs et de la faune accompagnatrice
Les oeufs découverts peuvent être classés en trois catégories :
*- oeufs de crocodiles 51< Long.< 64mm et, 24< Diam.<29 mm
*- oeufs de serpents (allongés) 18< L.< 30mm et, 9< Diam.<14 mm
*- oeufs de tortues (bombés) 11< L.< 26mm et, 9< Diam.<16 mm
L'identification des oeufs a été fait selon les critères et commentaires définis par Kuntz (1983). Les gastropodes découverts sont Brotia sp. et Galba sp. du Rupélien inférieur.

Constatations sur le type de dépôt et la fossilisation
Les oeufs ont tendance à ce concentrer selon des formes et des origines distinctes dans les calcaires à pisolites. Cela s'explique par le fait que ce type de calcaire se forme dans un milieu agité qui a brassé les oeufs et autres mollusques, plantes... Il faut noter que les niveaux de calcaire massif sont dépourvus d'oeufs

Hypothèses sur l'origine et la fossilisation.
Ces oeufs sont rapportés à des reptiles pondant mous. Entraînes dans la lagune, les oeufs seraient rempli de sédiments puis ensevelis
La calcite se substituerait alors à la membrane.

Paléogéographie du calcaire à mélanies.
Ce type de calcaire, formé en milieu dulçaquicole semble être limité au horst de Mulhouse et son âge reste controversé ludien (par les fossiles de mammifères), rupélien - anciennement Sannoisien - (par les mollusques). L'épaisseur de la formation varie de 40 à 80 m dans les dépôts marneux.

Comparaison avec le calcaire lacustre de Bouxwiller
Le calcaire à mélanies est 10 à 15 millions d'années plus jeunes que le calcaire lacustre de Bouxwiller mais l'environnement devait être identique compte tenu des espèces trouvées amis on peut noter des influences saumâtres inconnues à Bouxwiller.


A la découverte des Pyrénées centrales et occidentales
La fin d'un beau voyage site - (Cinquième partie)
Texte et photos de Jacques TOURET
Les ophites de la vallée d'Aspe
Après leur édification lors du paroxysme orogénique, les Pyrénées sont commencées leur démantèlement et dans quelques dizaines de millions d'années, les sommets seront des pénéplaines et les produits de démantèlement (flyschs ou molasses) s'accumulent au nord de la chaîne coté français.
Dans la vallée d'Aspe, qui par le col du Somport permet de rejoindre Pampelune, on traverse des kilomètres de sédiments commençant au Trias (conglomérats, grés, argiles). Le paysage est désertique et les noms de villages (Sales de Salat, Salies de Béarn...) rappelle que la mer triasique a laissé des gisements de sel et autres minéraux évaporitiques. Ce trias salifère "couche savon" a facilité les déformations tectoniques et a été le siège de nombreuses manifestations volcaniques correspondant à une tendance à l'expansion. Cette tendance s'est traduite par une multitudes d'intrusions basaltiques (Ø de quelques centaines à quelques milliers de m). Ce sont les "ophites" décrites en 1798 par l'abbé J.B. Palassou et ainsi nommées car les variations de teintes ont rappelé à l'abbé la peau d'un serpent.
Les ophites constituées de plagioclase et de baguettes de pyroxènes enchevêtrées constituent un matériau de choix pour la construction de route et le ballast des voies ferrées.
Un géologue C. Desreumeaux a découvert dans des turbidites attribuées au Carbonifère et au Trias des microfossiles (fucoïdes, Globotruncana) datés du Santonien supérieur par les spécialistes.

 Fait troublant certaines ophites au contact de ces couches indéniablement crétacées sont bréchéifiées et semblent métamorphiser l'encaissant sédimentaire. Interprétation corroborée partiellement par des datations par isotopes d'Argon.
Si cette interprétation controversée s'avérait exacte, cela remet en cause l'orogène pyrénéen décrit dans ces articles et obligerait à repenser de façon drastique le mouvement des plaques avec des trajectoires beaucoup plus complexes.


 


Géologie de la région de Barlanes, à l'ouest d'Arette.
ώ : ophite; Clc : aptien calcaire; Cl : marnes albiennes;
couleurs variées en bas gauche : Trias et Jurassique
La fin de l'histoire : les flyschs de la côte basque
La collision paroxysmale des plaques Ibérie / Eurasie qui a formé la chaîne des Pyrénées a dû donné une chaîne aux sommets plus hauts et plus escarpés. L'érosion a donné des galets qui ont formé des conglomérats ("poudingue de Palassou"). Cette sédimentation chaotique dans une zone d'épandage couvrant tout le sud-ouest a donné ce cachet aux constructions régionales : couches de briques faites à partir des argiles (valant à Toulouse le nom de "ville rose") alternant avec des lits de galets soigneusement rangés.
Les alternances climatiques de périodes climatiques chaudes et froides ont induites cette cette sédimentation d'éléments tendres (argiles) ou plus résistants (calcaires). L'érosion a ainsi fait ressortir les bancs durs de cette sorte de "mille-feuilles".


Falaise De Zumaïa montrant la structure des flyschs crétacés tertiaires. Les gros bancs calcaires (flèches - cycles de 100.000 ans) et bancs minces argiles / calcaires (cycles de 20.000 ans)

Ces flyschs de déposent soit sur la pente du talus continental soit en eau profonde. Les dépôts de plages et donc les macro fossiles sont rares notamment au Tertiaire où les seules traces caractéristiques semblent être dues à des sortes de vers les helminthoïdes.

Cycles de Milankovitch

Cet ingénieur serbe (1879-1958) avait publié en 1920, en français une Théorie mathématique des phénomènes thermiques induits par la radiation solaire. Estimé par Wegener et quelques collègues mais le plus souvent raillé, il fallut attendre 1970 et les travaux considérables de André Berger pour le redécouvrir et montrer l'importance des données astronomiques sur les variations climatiques. Ces dernières avec des périodicités de l'ordre de 11.000 ans dépendent de l'intensité des radiations solaires... mais aussi de la position de la terre dans sa trajectoire autour du soleil, dans un plan écliptique, qui détermine l'éloignement du soleil et l'ampleur de la surface éclairée : lorsque les rayons sont perpendiculaires à la surface terrestre, l'énergie reçue est beaucoup plus grande que lorsqu'ils sont rasants.

Ce problème dépend de plusieurs facteurs :
l'excentricité
l'obliquité
la précession des équinoxes
 

....etc

Où l'on reparle des dinosaures
L
a falaise de Zumaïa et son mille-feuille, dont la régularité a priori surprenante reflète directement les cycles de Milankovitch semble, selon des mesures géochronologiques, couvrir une période de l'ordre de 50 Ma. Cette régularité est due au fait que les sédiments se sont déposés en eau profonde loin de la côte et n'ont pas été influencés par les mouvements liés à l' orogenèse pyrénéenne. Outre la longueur de cette période, elle inclut la fameuse couche K/T datée de -65 Ma qui correspondrait à la chute d'une météorite à Chixulub (Mexique) qui donna le coup de grâce aux dinosaures, déjà mal en point......

Les corindons, saphirs
et autres minéraux du Puy de Dôme

Texte de Jean DETAILLE,
photos auteur et R. WARIN

Le Sioulot, affluent de la Sioule, prends sa source en amont du village de Prades. Cette rivière torrentueuse et sinueuse fût notre centre de prospection des saphirs durant trois jours sur la commune de Gelles à 1000 m d'altitude.
Compte tenu de la faible densité des corindons par rapport à l'or, le maniement de la batée est délicat et l'essentiel du travail consiste à remplir des seaux de gravier situé sous la couche de galets qui tapissent le fond de la rivière. Puis de tamisage en tamisage pour obtenir un concentré de sables à examiner à la loupe binoculaire.

Les Combrailles
Nous quittons le site, de fortes  pluies ayant transformé le Sioulot en un violent torrent boueux. Les Combrailles,
à gauche de la chaîne des Puys, sont un pays fortement vallonné où pousse la gentiane. Visite à Herment  d'une exposition de minéraux présentant notamment de remarquables fluorines bleues du Beix.

La chaîne des Puys
Composée de 80 volcans s'alignant nord/sud sur une quarantaine de kilomètres, cette jeune chaîne de 10.000 ans voit son point culminant au Puy de Dôme (dôme péléen) avec 1.465 m.

Pontgibaud
Petite ville médiévale, elle s'est construite sur les coulées de lave des puys de Côme et de Louchardière. Son château Dauphin, construit au 12ème siècle puis fortifié au 15ème est le meilleur représentant de l'architecture médiévale du centre de la France. Il présente un musée faisant revivre l'histoire des mines de plomb argentifère exploitées de l'époque gallo-romaine jusqu'au 19ème

Miouze et ses environs
Une carte postale présentant une mine d'antimoine à Miouze, nous nous rendons dans cette localité où un habitant voyant notre intérêt pour la minéralogie nous indique les anciennes haldes d'une mine de stibine à Massages où nous découvrons un bloc de minerai renfermant des cristaux de stibine et ses minéraux d'oxydation.


 

Les mines et usines de Pontgibaud
Au 19ème siècle, Pontgibaud était le plus grand centre français d'extraction et de traitement de galène argentifère. Les vestiges de galeries et de boisages ont été datés de 100 à 300 ap. J.C et ont permis de voir que dés cette époque nos ancêtres maîtrisaient les diverses techniques.
Ces mines"oubliées"  renaissent après la Révolution et sur 3 concessions (6.273 ha) - 2900 m de puits et 68 km de galeries - il fut produit de 1853 à 1897(date de fermeture définitive) 50.000 t de plomb et 100 t d'argent.


Saphir du Sioulot composé d'un prisme hexagonal associé à des dypyramides hexagonales biterminées par le pinacoïde

Le corindon Al2O3 est un oxyde d'aluminium (52,9%) dont la couleur serait due à la présence de traces d'oxydes métalliques et de transferts de charges entre l'aluminium (Al) et le chrome chez les rubis et saphirs roses et le fer (Fe) et le titane (Ti) chez les saphirs bleus.

Les saphirs du Sioulot sont de petite taille (au moins ceux que nous avons ramassés) mais de véritables gemmes variant de 0.001 à 0.3 ct de couleur bleu azur transparent à bleu foncé presque noir.  Ces saphirs proviennent d'un magma riche en aluminium et silicium se situant sur les bords d'une chambre magmatique. Parmi les autres minéraux, citons des des octaèdres parfaits de magnétite, des quartz diamant biterminés, des grenats rouge vif, de la tourmaline vert en prisme allongé... de la titanite. D'autres gisements sont signalés dans les alluvions de la Burande, du riou Pezzouliou...

Hématite
Un oxyde de fer ferrique
Chronique de Fabien CESBRON

Cet oxyde est connu depuis fort longtemps puisque Téophraste né vers 372 avant J.C le dénommait pierre de sang et le grand naturaliste Pline haematites (du grec haima,atos sang à cause de sa couleur rouge vif à l'état pulvérulent)... Albert le Grand (± 1250) le nomme ematites..... Haüy, fer oligiste nom qui a longtemps prévalu alors que dés 1783  Romé de l'Isle l'appelle hématite

L'hématite Fe23+O3 est rhomboédrique. sa composition peut inclure un peu de Fe2+, de Mn2-3+, et de Ti4+ et accepter à 300°C jusqu'à 10% de Al2O3. Les cristaux peuvent présenter des faciès très variés depuis les lamelles aplaties d'aspect parfois micacé jusqu'aux cristaux allongés en passant par le classique rhomboèdre d'allure presque cubique puisque l'angle est proche de 86°. On retrouve dans certains gisements tel celui du diapir salifère de l'île d'Hormuz (Iran) la coexistence de divers faciès. A signaler entre autres le faciès décrit par A. Lacroix où les cristaux aplatis ont un contour presque circulaire (Oisans - Isère) et celui où les cristaux tabulaires peuvent se grouper en rosettes pour donner le faciès rose de fer, un classique des fentes alpines.


Hématite du Puy de la Tâche - Puy de Dôme - l = 45 mm
 


Hématite de l'île d'Elbe - Italie - l = 70 mm
 

De couleur gris noir, opaque avec un éclat métallique sur les surfaces planes et parfois des irisations, l'hématite a une poussière rouge ocre. Uniaxe négative dans l'infrarouge. Dureté 5 à 6. Densité de 5,26. Chauffée à l'air à 1300°, elle se transforme en magnétite. Peu altérable, on la rencontre fréquemment en galets roulés dans les alluvions.
Conditions de gisement - Peu fréquente dans les roches intrusives mais pouvant se déposer à partir de fumerolles par hydrolyse du chlorure ferrique, elle donne parfois de magnifiques cristaux dans les fissures de roches volcaniques (Vésuve, Stromboli... chaîne des Puys en France). Classique dans les filons hydrothermaux, elle offre des cristaux de + de 20 cm dans le gîte mésothermal de Brumado (Brésil) et se trouve associée à la topaze dans les filons d'Ouro Préto (Minas Gerais - Brésil). On la retrouve aussi dans des gîtes de contact (Framont dans les Vosges) et dans des gisements d'origine sédimentaire (formations ferrifères rubanées...)

Steneosaurus, un crocodilien piscivore
Chronique de Patrice LEBRUN

Steneosaurus GEOFROY 1825 emend. DESLONGCHAMPS 1867 est un crocodilien très répandu dans les sédiments du Jurassique inférieur à supérieur d'Europe occidentale. Son nom signifie "reptile étroit" en référence à la forme élancée de son museau.
Mesurant de 3 à 6 m de long, son crâne longirostre est prolongé par un museau dont la section de sa partie antérieure est plus ou moins arrondie alors qu'elle s'aplatit dans sa région postérieure.... Les naseaux situés très en arrière des prémaxillaires en sont séparés par les maxillaires... Les narines externes sont composées des seules prémaxillaires supportant chacun quatre dents... La denture, peu différenciée est constituée de dents coniques présentant deux crêtes longitudinales...

Steneosaurus est inclus dans la famille Teleosauridæ GEOFFROY 1831, un groupe de Thalattosuchiens marins piscivores se nourrissant de poissons à écailles émaillées très épaisses tels Lepidotes, et de céphalopodes. Reposant sur le fond tel un gavial auquel il ressemble, il devait chasser à l'affût, capturant ses proies par des mouvements latéraux de ses mâchoires


Steneosauus bollensis des schistes du Toarcien d'Holzmaden - Bade-Wurtemberg - Allemagne - L = 140 cm

En plus de Steneosarus, cette famille contient aussi les genres
 

  • Ælodon MEYER 1830

  • Gavialinum LORTET 1892

  • Heterosaurus CORNUEL 1850

  • Machimosaurus MEYER 1837 emend.1838

  • Marmosaurus OWEN 1841

  • Platysuchus WESTPHAL 1962

  • Pelagosaurus BROON 1841 (métriorynchide
     

Des dizaines espèces ont été décrites, mais à ce jour seules une vingtaine semblent encore valides parmi lesquelles
  • S. megistorynchus SAINT HILAIRE 1825 (espèce type)
  • S. bollensis JAEGER 1828
  • S. boutilieri DESLONGCHAMPS 1869
  • S. oxoniensis DESLONGCHAMPS 1869
  • S. rudis SAUVAGE 1874
  • S. Intermedius BIGOT 1896
  • S. meretrix PHIZACKERLEY 1951
  • S. pictaviensis VIGNAUD 1998

On retrouve plusieurs d'entre elles en France, notamment dans les horizons calcaires calloviens et oxfordiens de Villers sur mer (Calvados) comme Steneosaurus intermedius et S. heberti dont un crâne est visible au M.N.H.N de Paris. Les squelettes complets proviennent principalement de Holzmaden et Solnhofen en Allemagne.

Dans ce numéro 365, vous retrouverez également


 

Une présentation détaillée de l'exposition Fulgurites et verres naturels - Pierres de foudre, de feu et de choc qui se tiendra jusqu'au mois de janvier à l'Université Pierre et Marie Curie - Paris. Vous pourrez y découvrir
  1. Les pierres de feu, verres naturels issus du volcanisme qui se sont formés à partir d'une lave refroidie en surface au contact de l'air, de la roche ou de l'eau ( verres de basalte et obsidiennes)
  2. Les pierres de choc, verres d'impact regroupant les tectites dont l'origine est liée à la création des cratères météoritiques d'un diamètre supérieur à 10 km et ce sont des fragments de matériaux terrestres fondus et projetés  dans l'atmosphère lors de l'impact. Les impactites sont formées au moment de l'impact et restent au sol et on retrouve dans leur composition chimique des traces de la météorite.
  3. Les pierres de foudre que sont les fulgurites sont formées par un éclair qui lorsqu'il touche le sol fait fondre le sable entraînant la formation d'un verre (pouvant mesurer plusieurs mètres) nommé lechatelierite par A Lacroix en 1915

Et aussi
Sur les traces... d'un gisement français (Aveyron) : la sellaïte, un fluorure de magnésium
Un compte rendu de la Bourse de Rouen 2007, seule avec un volet Préhistoire, toujours de grande qualité et très appréciée des amateurs