|
|
NUMÉRO 338 - Avril 2005
Patrice LEBRUN et Minéraux & Fossiles
attirent l'attention des lecteurs sur le sort
des
mines de La Gardette et du
Pontet que la DRIRE
envisage pour des raisons de sécurité et - aussi pour éviter toute action en
justice contre l'Etat en cas d'accident - de foudroyer à l'explosif . Annuaire des Sciences de la Terre Pour 95,68 ttc Onze
insertions publicitaires dans la revue |
|
|
|
Nouveau panorama des échinodermes -
Troisième partie |
|
|
Crinozoaires Stylophora (Gill & Caster 1960) classé autrefois dans les "carpoïdes" sont connus du Cambrien moyen jusqu'au Carbonifère supérieur et leurs restes ont été décrits en Asie, Afrique, Amériques, Australie... Ceux sont des organismes asymétriques aplatis doté d'un appendice articulé l'aulacophore. Crinoidea (Miller 1821) ou lis de mer. Connue depuis l'Ordovicien inférieur jusqu'à l'époque actuelle. Il s'agit de la seule classe "pelmatozoaire" (organismes attachés au fond marin ou à un support) vivant actuellement. |
|
Astéorozoaires |
|
|
|
| Asteroidea (Baumeister 1837) ou étoiles de mer. Découverts dans l'Ordovicien inférieur, les Asteroidea sont des échinodermes éleuthérozoaires (mobiles) caractérisés par un corps dont la face orale (tournée vers le bas) est aplatie et la face dorsale (tournée vers le haut) est plus ou moins bombée. Les bras sont comme pour les ophiures des extensions du corps mais les étoiles de mer ne possèdent pas de disque central bien différencié. Les bras jamais ramifiés sont généralement au nombre de 5 mais peuvent atteindre 6, 10 voire 15 ou même 30 | |
|
Echinozoaires Ophiocistioidea (Sollas 1899). Du grec "Corbeille à serpents" les ophiocistioïdes sont des échinozoaires primitifs connus de l'Ordovicien inférieur au Permien et qui ont été décrits en Afghanistan, Australie, Europe... Pentaradiés libres, au corps plus ou moins bombé, ils présentent une capsule dorsale et une face orale (Ubaghs 1953, 1966) Holothuroidea (de Blainville 1834) ou concombres de mer. Signalés dés l'Ordovicien, les restes entiers sont rares - du fait de l'absence de squelette rigide - et l'on retrouve le plus souvent des restes microscopiques, des spicules osseux nommés sclérites. Certaines holothuries se retrouvent flottant dans le plancton (Pelagothuria natatrix) tandis que d'autres peuvent atteindre 200 cm de long pour 5 de diamètre (Synapta maculata). De couleur grisâtre ou marron dans les mers européennes, elles peuvent prendre de vives couleurs dans les récifs coralliens. Ces concombres de mer se retrouvent dans toutes les mers, tous les biotopes jusqu'à des profondeurs de 10.000 m où ils semblent avec d'autres échinodermes constituer la majorité des êtres vivants. |
|
|
|
Echinoidea (Leske 1778) ou oursins (échinidés). Connus dés l'Ordovicien supérieur, cette classe qui comptait quatre ordres au Paléozoïque n'en compte plus qu'une aujourd'hui les Cidaroida. Les échinidés sont des échinodermes éleuthérozoaires (non attachés) dont le test présente une face inférieure aplatie où se trouve la bouche et une face supérieure plus ou moins bombée. A partir de formes globuleuses à symétrie pentaradiée (échinidés réguliers) l'évolution s'est caractérisée par une évolution des formes en rapport avec l'adaptation à d'autre biotopes entraînant des modifications morphologiques (échinidés irréguliers) |
|
|
|
|
Quartz Gwindel Roger WARIN |
|
|
L'aspect typique d'un cristal
de quartz est est celui d'un prisme hexagonal surmonté de deux pyramides
terminales. En fait la pyramide apicale pseudo-hexagonale est la combinaison
de deux rhomboèdres dont l'orientation est décalée à 60°. Du fait de
l'absence de symétrie, certaines faces n'ont pas de parallèles en position
opposée et deux structures spatiales sont possibles donnant un quartz
"droit" ou bien un quartz "gauche". |
|
|
Cet échantillon illustre un
groupe que l'on que l'on dit ouvert formant un double peigne. Présenté
verticalement par rapport à son élongation selon un axe a, il est fait de
superposition de plusieurs individus placés horizontalement (axe c). En fait
grace à un aplatissement progressif cet échantillon évolue vers ce que l'on
appelle un Gwindel fermé. |
![]() |
| L'auteur nous présente 18 photos de diverses groupements cristallins permettant à l'amateur de mieux décrypter un Gwindel | |
![]() |
Ce Gwindel est droit comme l'attestent de petites faces plagièdres et sa torsion vers la gauche. Cet exemple est intéressant car il montre que l'élongation selon l'axe a n'est pas nécessairement perpendiculaire à la gangue rocheuse. |
|
|
|
|
A propos des
raz-de-marée |
| Océans et les mers ne sont
que des accumulations d'eau dans des dépressions naturelles entourées de
terres émergées et l'eau comme tous les liquides est incompressible et se
stabilise à l'horizontale. Si une force modifie brutalement cet équilibre mobilisant une colonne d'eau de plusieurs mètres sur une surface de 100.000 km², l'eau va tendre à retrouver son horizontalité et à occuper toute la nouvelle dépression qu'elle ait augmenté ou diminué. Ainsi les causes du raz-de-marée : |
La longueur des ondes dépend de la période et de la vitesse de propagation elle même fonction de la hauteur d'eau. Par grande profondeur (5500 m) la vitesse est rapide (800 km/h) et la période longue (150/200 km.), ces deux dernières diminuant avec la profondeur ce qui explique l'accroissement de la hauteur de la vague à l'abord des côtes (85 m en 1771 au Japon, 67 m le 28 mars 1964 en Alaska) |
| Le raz de marée est un phénomène immémorial et nombre d'auteurs avancent que l'éruption du Santorin (1500 av. J.C) a généré une vague de 150 m de haut qui aurait anéanti la civilisation crétoise. Citons la vague de 31 m qui tua le 12 juillet 1993 à Okushiri (Japon) 239 personnes.... et plus prés de nous les raz de marée de Antibes ( 165 et 1818), Marseille (1725 et 1821).... |
| Il existe des réseaux de surveillance notamment dans l'océan Pacifique mais le problème reste de savoir qui doit être prévenu et comment préparer rapidement ( 10/20 h) à évacuer des zones à forte densité comme la mégalopole de Los Angeles. |