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NUMÉRO 334 - Décembre 2004 Albert DUMUR signe cet éditorial et tout en présentant ses meilleurs vux pour 2005, précise que la nouvelle compte améliorer sensiblement la revue, rattraper son retard dans la parution des hors séries et demande à tous les auteurs potentiels de ne pas hésiter à soumettre texte et photos de leurs articles et que des droits d'auteur sont versés à parution. Annuaire des Sciences de la Terre Pour 95,68 ttc Onze
insertions publicitaires dans la revue |
L'origine des chevaux |
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| Depuis l'apparition de la vie sur terre, il y a 3 milliards d'années, il est probable que nous ne connaissions qu'une faible proportion des espèces qui se sont succédées et les paléontologues n'ont pu déterminer avec certitude la phylogenèse que d'un nombre restreint de familles. La famille Equidæ (cheval, onagre, âne et zèbre) est intéressante car dans son ensemble sa phylogenèse correspond à une série de radiations ayant suivi les mêmes changements mais à des vitesses différentes tout à la fois en Amérique du Nord et en Europe pour les dernières périodes. | |
| Hyracotherium ou Eohippus le "premier"
cheval Eohippus, le "cheval de l'aube" vécut entre 55 et 45 millions d'années dans les "badlands" de l'ouest américain et les premiers restes trouvés au début du XIXème siècle furent décrits par le paléontologue Charles Othniel Marsh en 1875. En 1840, Sir Richard Owen mis à jour et décrivit des ossements dans le comté anglais du Kent d'un animal qu'il nomma Hyracotherium lepinium, nom bénéficiant de l'antériorité. Ces deux genres représentaient le même animal et de nos jours il est admis que la lignée des chevaux modernes est issue de la lignée nord-américaine. |
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De la taille d'un renard, avec une tête petite et allongée, un corps arqué....etc., Hyracotherium possédait des membres postérieurs tridactyles - trois doigts avec un sabot - (et antérieurs quadridactyles) jouant le rôle de propulseurs, membres qui semblent définir l'évolution des équidés. Hyracotherium compte un peu moins d'une vingtaine d'espèces (H. borealis, H. cristonense, H. leporinum...) présents dans les grands musées américains. En Europe, il donna naissance à la famille Palæotheriidæ dont les deux derniers membres s'éteignirent à la fin de l'Oligocène. |
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| Orohippus, le premier équidé à cerveau moderne Hyracotherium par un accroissement de taille et et une spécialisation dans la course donna naissance à Orohippus, également identifié et décrit par Marsh. Orohippus vécut de - 45 à - 42 millions d'années et sept espèces sont connues (O. aravus, O. osbornianus...). Le moulage endocrânien d'Orohippus permet à l'opposé de celui d'Hyracotherium de voir des caractéristiques propres aux ongulés modernes. |
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| Mesohippus, un cheval miniature Mesohippus de la taille d'un chien de berger vivaient dans les grandes prairies américaines qui étaient apparues suite à l'arrivée d'un climat chaud et sec. Ses membres avaient tous 3 doigts et s'affinèrent, sa denture permettait une augmentation de la surface de trituration...Également décrit par Marsh huit espèces sont connues (M. bairdii, M. equiceps, M. montanensis...) |
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| Miohippus, le cheval de l'Oligocène Miohippus, légèrement plus grand que Mesohippus avec un net allongement de la face est connu (décrit par Marsh) par quatre espèces (M. acutidens, Validus...).Présent sur une grande partie du territoire américain il donna deux rameaux phylogénétiques différents. |
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| Les anchithériininés et la première division chez les équidés | |
| La fin
de l'Oligocène, alors que l'évolution de Miohippus se poursuit, voit
apparaître deux branches
phylogénétiques divergentes une qui
atteint le continent eurasien avec trois rameaux distincts : 1 - Kalobatippus (- 24 à - 19 M) avec de longs membres - Anchitherium (- 25 Ma aux Etats Unis à - 5 Ma en Chine) connu par 5 espèces et sans descendance 2 - Hypohippus apparu au Pontien (- 17 à - 11 Ma) connu par 3 espèces - Megahippus (- 15 à - 11Ma) connu par 3 espèces dans l'ouest américain - Sinohippus 3 - Archæohippus (- 21 à - 13 Ma) de petite taille connu par trois espèces (pas de squelette complet |
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| Parahippus, et la branche moderne des équidés Parahippus est à l'origine de la seconde branche qui aboutira à Equus. Sa couronne dentaire se recouvre de cément, ses doigts latéraux ne touchent plus le sol. Ce périssodactyle qui vécut de - 24 à - 17 Ma est connu par une dizaine d'espèces (P. Agrestis, P. brevidens, P. Leonensis, P. Pawniensis....) |
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| Merychippus, premier équidé à se nourrir exclusivement
d'herbe. Merychippus ( -17 à - 11 Ma) avait le doigt médian qui supportait seul sa masse corporelle, ses prémolaires prirent l'aspect de meules, ses mâchoires s'épaissirent....Il est connu par une vingtaine d'espèces (M. californicus, M. gunteri, M. sejunctus, M. sumani....) Au milieu du Miocène (- 13 Ma) deux types morphologiques parfaitement distincts apparaissent Hipparion et Pliohippus Groupe des Hipparion Membres tridactyles et dessin de l'émail sur les couronnes des molaires diffèrent du cheval actuel. |
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| Genre Néohipparion (- 16 à - 5 Ma) en Amérique Nord représenté par une vingtaine
d'espèces. Le genre Hipparion migra en Eurasie, puis en Afrique via l'Europe
(gisement de Pkermi en Grèce) et 28 espèces sont connues dans le Plio-Pléistocène
européen (H. crassum, H. rocinantis, H. gracile...) Le genre Nannipus (- 12 à - 2 Ma) connu en Amérique du Nord par une douzaine d'espèces. Le dernier du groupe des Hipparion, Cormohipparion emsliei s'éteignit en Floride il y a 2 Ma. |
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| Groupe des Pliohippus | |
| Pliohippus possèdent des membres à un seul doigt et
ses molaires sont semblables au cheval actuel. Pliohippus ( - 12 à - 6 Ma) est connu par une vingtaine d'espèces (P. bakeri, P. fairbanksi, P. mirabilis, P. spectans...). Pliohippus donna naissance à des taxa fossiles à l'actuel Equus dont certains passèrent en Amérique du Sud : Hippidion (- 8 à - 1 Ma), Onohippidium (- 6 à - 5 Ma), Parahipparion... |
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Muséum d'histoire naturelle d'Aix en Provence |
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Les abords de la montagne Sainte Victoire ou la réserve naturelle
de Roques-Hautes ont permis depuis 1997 la découverte de centaines d'oeufs de dinosaures |
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Ce musée possèdes 650.000 spécimens (50% en botanique)
dont 30.000 relatifs à la paléontologie et 13.000 en minéralogie. Chantier de fouilles
unique au monde |
Campanien et Maastrichtien, ce fut 110 ufs en 1998, 530 en 2000...fouilles facilitées par le fait que l'aménageur est la Communauté d'agglomération également financière du prochain musée. La structure des ufs (double coquille) et la disposition des nids (tumulus thermo et hydro-régulateurs font apparaître nombre de similitudes avec les pontes de certains crocodiles. |
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| L'occupation du site s'étala sur une très longue période, ce qui contraste
avec la quasi absence de traces (os) de ses titanosaures pondeurs et de leurs
prédateurs. Seuls quelques fragments de crinoïdes et des petits gastéropodes
ont été découverts. Saint Antoine du Bayon : la terre des nids Spectacle multimédia à l'espace muséographique. Visite de la réserve de Roques-Hautes (surveillée depuis le pillage de 1999) avec un éco-guide où vous pourrez admirer de nombreux affleurements d'oeufs dans le faciès local : le Rognacien |
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Fausse
paragenèse fluorine et tourmaline |
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| La galerie de minéralogie du MNHN fut amenée a observé un magnifique groupe de tourmalines noires (L=6 cm) associées à un cristal cubique de fluorine aux arêtes tronquées de couleur jaune orangé (L=1 cm). Cette très surprenante paragenèse liée à la qualité du cristal de fluorine et à l'esthétique de l'ensemble nous amena à une analyse plus détaillée | |
![]() Échantillon "origine" Monts Erongo - Namibie |
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| L'
examen a permis de montrer que si la tourmaline est naturelle, le cristal de fluorine est
un clivage retouché à la meule lapidaire, facetté à la main et ajusté avec une grande
précision. Néanmoins l'examen à la loupe binoculaire a permis de remarquer : présence
de micro-rainures d'abrasion, présence par transparence de trace de colle.... Collectionneurs soyez vigilants. |
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