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NUMÉRO 328 - Mai 2004 Nouvelle présentation de la revue qui a choisi de privilégier les illustrations des plus beaux échantillons vus dans les bourse de préférence à des comptes rendus fastidieux d'autant plus qu'il y a des répétitions incontournables - des marronniers comme disent les journalistes - En préparation un article sur la malachite et les photos de mines sont les bienvenues. Annuaire des Sciences de la Terre Pour 95,68 ttc Onze
insertions publicitaires dans la revue Un compte rendu de la bourse de Belfort avec les magnifiques photos d' Albert DUMUR ainsi que la rubrique de Fabien Cesbron qui présente sept minéraux nouveaux et celle de Joan Deville Analyse d'ouvrages. |
Volcanologie de la montagne du Pic (Açores) |
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Pico (447 km²) est la deuxième
plus grande des neuf îles que compte l'archipel des Açores après l'île se São Miguel
(747 km²). Elle prit se nom au XVème siècle lors de la colonisation portugaise. |
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Morphologie générale |
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Les volcans adventifs |
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| Tectonique L'extrême jeunesse du volcanisme de Pico fait que les accidents tectoniques ne peuvent être déduits qu'indirectement des alignements de cônes, de cratères, de bouches ou fissures éruptives. Les accidents ONO-ESE L'alignement des cônes de scories matérialise l'ascension des magmas dans cette direction. Celle ci seraitla manifestation de la zone de fractures Faial-Pico qui s'étend sur 300 km. Les accidents NNO-SSE L'alignement Cabeço Redondo Piquinho et Cabeço de Baixo sur 11 km fut le théâtre de l'éruption de 1718 et la source probable des séismes de 1973. Les accidents NE-SO et E-O Illustré par les alignements sur les flanc sud et sud ouest tel Cabeço Queimado Cabeço do Dorio, ils traduisent l'existence de zones de faiblesse au sein de la croûte océanique. A suivre |
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Le Crétacé des Ardennes françaises |
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Moins répandu que le Jurassique, le Crétacé inférieur est présent à travers son dernier étage L'Albien, (vieux de 100 millions d'années) tirant son nom de l'Aube, région française où Alcide d'Orbigny détermina son stratotype. Cet étage peut être également étudier à la carrière de Courcelles dans l'Aube, à la marnière (transformée en étang) de Boursin prés de Réty..... |
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| Albien de Machéroménil L'étage de l'Albien a été mis à nu lors du tracé de l'autoroute A34 entre Faissault et Saulces-Monclin et le grattage "superficiel" reste très productif tout en respectant le site et les travaux des entrepreneurs. Les agriculteurs de Machéroménil, au XIXème siècle, extrayaient les "coquins" nodules phosphatés et fossilifères qui lavés et broyés servaient à amender les champs. Ces fossiles sont datés de l'albien moyen horizon Douvilleiceras mammillatum Ces nodules de couleur sombre qui blanchissent avec le lessivage des pluies contiennent une faune assez riche d'animaux nageurs (ammonites), benthiques (gastéropodes) et fouisseurs (bivalves) et autres crustacé et petits vertébrés. |
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Spécimens
découverts en 12 jours de fouilles Bois fossiles certains truffés de galeries de tarets (20 à 30 morceaux dont 4 ou 5 identifiés) Coraux solitaires tel Trochocyatus conulus Brachiopodes dont de rarissimes térébratulidés Moutonithyris Dutemplanea Bivalves très fréquents en moules internes parmi lesquels Thetironia minor, Cucculaea glabra, Eripyla striata, Isognomon raulianus.... Gastéropodes Scaphopodes tel Dentallum decussatum Vers marins tel Serpula socialis Crustacés (pattes, pinces) indéterminés Ammonites telles Beudanticeras beudanti, Hoplites dentatus, Douvilleiceras inæquinodum, Cleoniceras cleon.... Protanisoceras sp. déroulées mais en fragments.... Nautiles tels Nautilus bouchardianus Vertébres de poisson osseux non identifiés Dent broyeuse de poisson pycnodontidé Requins tel Cretolamna appendiculata |
| Albien de Faissault et Turonien de Faissault-Neuvizy Toujours sur le tracé autoroutier, n retrouve dans l'Albien des galets phosphatés contenant des fossiles mais ceux-ci sont indéterminables. Par contre des exemplaires silicifiés de Micraster leskei incomplets et déformés ont été retrouvés, probable reliquat d'une transgression du Crétacé supérieur (Turonien?) |
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L'or
de l'Abitibi - Québec - Canada |
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| Historique En 1613, Samuel de Champlain reçoit dun chef amérindien Algonquin une lame de cuivre de 30 cm., cuivre extrait prés du lac Témiscamingue. En 1869, le géologue explorateur Robert Bell baptise plus de 3000 lieux d'accidents géographiques des baies James et Hudson....etc. puis en 1872 et ouvert la première mine d'argent puis de cuivre (1883)... En 1900 la présence de terrains aurifères et cuprifères est signalée dans la région de Chibougamau... C'est le 19 juin 1906 que 2 prospecteurs français de Ville-Marie, Auguste Renault et Alphonse Ollier découvre de l'or filonien en Abitibi (canton de Beauchastel) prés d'une nappe d'eau qu'il baptise lac Fortune. Les découvertes se succèdent et le 4 juillet 1911 est découvert de l'or natif sur les terrains qui deviendront la mine Sullivan. En 1918, première extraction mécanique sur les terrains qui deviendront lamine Shawkey. De 1920 à 1922, découvertes très nombreuses de chalcopyrite aurifère dans le canton de Rouyn. En 1923 découverte des gisements qui verront la création de la ville Val d'Or. 31 mars 1929, sortie de la mine Siscoe du premier lingot d'or d'une valeur de 34.000 $ canadiens. De 1927 à 1937 20 mines d'or sont mises en exploitation dans l'Abitibi (200 dans le nord Québec) et ont produit à ce jour 1.860 tonnes d'or. |
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| Géologie La région de l'Abitibi est composée par une ceinture de roches vertes essentiellement formée de produits volcaniques et sédimentaires déposés il y a 2,7 milliards d'années et d'intrusions gabbroïques, tonalitiques ou granadioritiques. La faille de Cadillac longue de 160 km, orientée ONO, résulte de la collision de deux plaques tectoniques. Cette faille a ouvert le chemin aux fluides hydrothermaux profonds qui en remontant ont déposé les divers filons - 137 indices et présence de minerais ont été décelés et 4 mines restent encore en exploitation. |
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| Au Val d'Or, l'or gît dans toutes les roches mais le minerai seulement dans la diorite (20% de pyrite et teneur en or de 5,28 à 7,15 g/t), le porphyre.(5% de pyrite et teneur en or de 2,22 à 3,42 g/t) et le grauwacke (faible teneur en pyrite et or mais teneur or/argent 1 pour 1) | |
| La mine Lamaque Le gisement fut découvert en 1923, l'exploitation commença en 1935 et prit fin en 1985 après avoir produit 25.000 t d'argent et 14 tonnes d'or. Sa teneur moyenne était de 6,1 g/t. |
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A l'origine du village minier de
Bourlamaque (1935) puis de la ville de Val d'Or (1937) classée monument historique en
1979, la mine est un des éléments de la Cité de l'Or qui permet de découvrir la
géologie, la vie des mineurs, de visiter chevalements, sécherie et...galeries
souterraines (5h de visite) guidés par des étudiants en géologie. A signaler entre autres : le chevalement n°7 (1936) qui atteignit - 1096 m en 1940 et qui pouvait remonter jusqu'à 7 t de minerai en 3 minutes. La descente à - 91 m par une rampe de 500 m où l'on peut voir tous types (un "Jim Crow" pour donner la courbure aux rails) de matériels des veines aurifères |
| Une entreprise Exploration Malartic-Sud Inc.détient des titres aurifères sur une quinzaine de sites à 70 km au nord de Val d'Or et dont les réserves estimées sont très importantes : Croinor (16,5 t), Chimo (16,5 t), Robinson (7 t).... En outre l'auteur a pu voir des exemplaires de quartz aurifère de Red Lake (Ontario) dont certains quartz noirâtres type enfumé aurait une teneur de 1000 à 5000 g/t !!!!!!!!!!! | |