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LE NUMÉRO 294 - AVRIL 2001 Dans son édito, Albert Dumur nous rappelle l'intérêt que porte de nombreux amateurs à la minéralogie et à la paléontologie en France, ce qui permet la publication de deux revues commercialisées en sus des bulletins des clubs. A l'étranger, l'Allemagne dispose de 4 magazines dont LAPIS, fidèle à sa fiche minéralogique mensuelle et à ses reportages sur les gîtes lointains, MINERALIEN WELT qui se consacre plus aux gisements allemands et de Haute Autriche, Der AUFSCHLUSS de format identique à Minéraux et Fossiles et au contenu varié et proche des préoccupations des amateurs et enfin FOSSILIEN, un des rares magazines au monde entièrement consacré à la Paléontologie. Aux Etats Unis ROCKS & MINERALS qui consacre son numéro de J-F 2001aux minéraux de Russie comme son confrère The MINERALOGICAL RECORD qui lui se consacre plus aux gîtes de cet immense pays. En Italie RIVISTA MINERALOGICA ITALIA |
Minas Gerais, sur la route des Gemmes (2) |
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Cet article fait suite à celui paru dans le numéro 293 de Mars 2001 |
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| Si les
Indiens Guaranis ne portaient pas de parures somptueuses, ils affirmaient affirmaient
notamment posséder des pierres précieuses et de l'or et en 1554, le
gouverneur Duarte da Costa lança une expédition avec à sa tête Francisco Bruza
Spinoza. Après un périple de 1800 km avec la traversée de la Cordilheira do
Espinhaço, celui-ci rentra bredouille. En 1568, découverte de quelques
pépites d'or. Puis sur ordonnance du roi, Fernandes Tourinho remonta le rio
Doce, puis le Jacuri et ce fût la découverte de tourmaline bleue, verte (prise pour de
l'émeraude)..etc. puis il fallut attendre presqu' un siècle (1674) pour
voir une expédition menée par des autochtones avec Fernando Dias Paes Leme et
ses "Bandeirantes" mais après sept ans de voyage la récolte fût mince. L'or alluvial fût mis à jour en 1693 et le Minas Gerais connut une fantastique ruée vers l'or et et cet "age d'or" dura deux siècles. Outre l'or et les pierres de couleur, des diamants furent découverts en 1721 et l'histoire retient officiellement le nom de Bernardo da Fonseca Lobo. Comme pour l'or, la production fut telle que les cours chutèrent et que les portugais mirent en place une régulation de ce commerce. La plus grosse pierre "Estrela do Sul" - 245,5 carats - fût arrachée du sol en 1853 et de 1850 à 1940 de nombreux champs diamantifères s'ouvrirent |
| Quelques commentaires sur les principales gemmes rencontrées Aigue marine dont la presque totalité est extraite prés de Teofilo Otoni et dont le record (1910) est un cristal de qualité gemme de 550000 cts (111 kg) Émeraude, le plus noble des béryls dont le Brésil est le second producteur mondial (État de Bahia) Héliodore, béryl au différentes nuances de jaune, en association avec les aigues marines dans les pegmatites et qui reste encore peu connu du grand public Améthyste variant du lilas clair au pourpre et qui chauffée à 450°c devient une citrine dont les tons de jaune la font passer pour des topazes. Topaze bleue, très souvent une topaze pâle irradiée (rayons gamma) et chauffée pour obtenir un bleu électrique - irradiée aux rayons X la topaze incolore devient rose. Topaze impériale des environs d'Ouro Preto, pierre parmi les plus recherchées et dont les cristaux gemmes restent de taille modeste . Tourmaline verte, la plus commune des pierres brésiliennes et la moins onéreuse au regard des tourmalines bleues et indicolites. Rubellite (Tourmaline rouge) très prisée notamment celle de la mine Cruzeiro de couleur "sang de pigeon" mais les rubellites présentent souvent de nombreuses inclusions. Spoduméne de la famille des pyroxènes, intéressant quand leurs couleurs sont franches et marquées comme l'Hiddénte (vert), kunzite (rose) |
![]() Or natif en provenance du Mato Grosso, la plus grosse pépite pèse 20,7 gr. |
![]() Diamant TIFFANY de 128,54 carats et ses 90 facettes |
Diamants |
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| Cette exposition sur 1200 m² qui sera présente jusqu'au 15 juillet 2001 dans la galerie de Minéralogie du MNHN associe à celui-ci la maison MOUAWAD qui présente 400 chefs d'oeuvre en documents historiques, joyaux et vingt cinq diamants de grande taille. | |
| Le
minéral diamant Sur 300 m², le public peut tout à la fois comprendre à travers un éclaté de la structure de la terre la formation du diamant à grande profondeur et sa remontée avec les éruptions kimberlitiques et admirer :
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| Les
gisements L'exposition présente les gisements symboliques les plus connus :
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| Le
tri et la taille Exceptionnelle et première présentation d'un manuscrit de la bibliothèque Ste Geneviève de Paris , inventaire après décès du duc Jean de Berry permettant de situer l'invention de la taille entre 1395 et 1410. Présentation de matériel, de livres et d'un film montrant la taille du Centenary (599 cts brut) |
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| Le
diamant, uvre d'art Présentations de nombreuses peintures (Marguerite d' Angoulême, Marie de Médicis...) montrant les parures de l'époque et dans la salle du Trésor 100 joyaux parmi lesquels nous citerons :
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