Les Alpes
Elles doivent leur réputation à une seule localité, la mine de La Gardette qui a une
importance historique et minéralogique considérable ayant outre l'or, donné des
cristaux de quartz et de chalcopyrite parmi les plus beaux du monde.
La Gardette
Géologie : Situé à 2 km au
sud et 500 m au dessus de Bourg d'Oisans, la dernière concession de la mine en 1904
occupait 225 ha. Le filon est encaissé dans les gneiss du socle cristallin du Pelvoux,
gneiss recouverts par une formation de calcaire dolomitique du Trias, le tout surmonté
d'une couche épaisse de calcaires du Lias. le filon qui affleure en plusieurs points est
principalement constitué de quartz avec des "fours" de dimensions
plurimétriques. ce filon est daté entre 50 et 60 millions d'années.
Historique : Vers 1700 des paysans découvrent des "pierres
jaunes" mais les travaux engagés ne révélent rien; en 1717 découverte d'un quartz
avec"des branches d'or fin" mais des recherches de 1733 à 1763 ne donnent rien
non plus; 1767 découverte d'argent sur la commune voisine d'Allemont d'où des
prospections accrues et découverte d'or natif par Laurent Garden en 1770.
Les travaux entrepris en 1781 (22 puits ou galeries) ne donnérent pas les résultats
escomptés et l'exploitation cessa en 1788. La concession fût cédée de nombreuses fois
et toute exploitation cessa en 1908. Si la production "officielle" est estimée
à 20 kg, La gardette reste connue pour ces cristaux de quartz.
Minéralogie : Quartz - cristaux prismatiques
à fort allongement 10 voire 20 cm, trés limpides, terminés par les six faces
pyramidales, se présentant en agencement complexe dont une macle spectaculaire
aujourd'hui appelée Macle du Japon. Chalcopyrite -
sphénoèdres de 10 m d'arête. Or - en feuilles 5 cm. A
signaler parmi les autres minéraux la Brannérite, l'Aïkite. |
le MASSIF ARMORICAIN
Ce massif comprend plusieurs
mines dont La
Lucette (cf. Librairie) première mine où l'on a trouvé de l'or en
quantité importante, La Bellière et l'exploitation de Rouez (cf. Librairie) dernier gisement aurifère découvert en France.La Lucette
Géologie : Concession de 841 ha à 12 km à l'ouest de Laval, le
gisement se présente en une douzaine de filons encaissés dans un anticlinal formé d'un
noyau gréseux et surmonté de schistes et de grés. Il est daté d'environ 400 millions
d'années. Le remplissage est constitué par le quartz, la stibine et un peu de mispickel
Historique : En mars 1891, M.Masure découvre sur une route nouvellement
empierrée de la stibine et décide d'engager démarches et tractations pour
l'exploitation d'antimoine et, rencontre fortuitement un ingénieur chimiste spécialisé
M. Herenschmidt qui participe à l'association aboutisant le 1er avril 1899 à l'obtention
de la concession. Le 27 mars 1901, le conseil d'administration révoque pour mauvaise
gestion M. Herrenschmidt qui avait été nommé administrateur délégué et qui n'aura de
cesse jusqu'en 1904 d'intenter des actions en justice d'autant que le 23 juin
1903 l'or fut officiellement découvert. Le 5 juin 1905 la concession fut
étendue à l'or. En 1909 la mine produisait 25% de l'antimoine mondial mais l'épuisement
des filons les plus riches conduisirent à la fermeture en 1941. Il fut extrait 8,7 t d'or
et 42000 t d'antimoine métal.
Minéralogie : La stibine en cristaux trés
brillants aux formes habituelles mesurant jusqu'à 30cm de long. L' or
en concrétions volumineuses (980 gr dont 960 gr d'or) et pépites de 3 cm.
La Bellière
Géologie : Sur 508 ha cette concession à 50 km à l'ouest d'Angers
(Maine et Loire); ce gisement est constitué de quatre groupes de filons quartzeux
encaissés dans des schistes briovériens. Le minerai est un quartz contenant 1 à 1,5% de
sulfures (mispickel, pyrite, galène, blende et chalcopyrite). L'or est parfois visible en
mouches de 5 mm de diamètre.
Historique : En 1895, un ingénieur des mines M. Burthe à la recherche
d'étain remarque dans le parc du chateau de Bellière de profondes excavations (Mines de
Villeder?) et fait effectuer des prélevements qui révéleront la présence de mispickel
contenant de l'or (5 à 310 gr/t). Le traitement des mispickels n'étant pas parfaitement
maitrisée les démarches traînent, et ce n'est que le 5 juin 1905 que la concession est
accordée. Dés 1906 la production atteint 200 kg, puis 1241 kg en 1910. L'épuisement des
filons à forte teneur entraîne la fermeture en 1941 aprés une production cumulée de
10,28 t d'or ainsi qu'un peu d'argent et d'arsenic.
Minéralogie : Aucun échantillon minéralogique remarquable n'a été
extrait de ce gisement.
L'amas sulfuré de Rouez
Géologie : A 30 km au nord-ouest du Mans (Sarthe), ce gisement du type
amas sulfuré est enchâssé dans des formations du Briovérien. Le minerai primaire à
sulfures est composé de 43 % de pyrite, de 22% de pyrrhottite, 19% de sidérite et 16%
d'autres sulfures et part non minéralisée.Le gisement est réparti en 4 types de gîtes,
selon la division classique d'un gisement de sulfures ( zone profonde, cémentation,
chapeau de fer). Le minerai du chapeau de fer est composé d'oxydes et d'hydroxydes de fer
sous forme colloïdale enrichis de métaux précieux.
Historique : En 1974 une association est créée entre le BRGM et
ELF-Aquitaine pour la recherche d'amas sulfurés, gisements exploités dans divers pays
tels le Canada, l'Australie...A la veille de Noël 1975
une forte anomalie électromagnétique eest décelée et le 21 janvier 1976 un sondage
traverse 83 m de sulfures aprés 23 de formation oxydée. La fluctuation des cours de l'or
fit que l'exploitation commença en novembre 1988 et cessa en 1992; le chapeau de fer
donna 2 t d'or et 7 t d'argent.
Minéralogie : Les sulfures primaires ne donnèrent aucun spécimen
minéralogique remarquable du fait de l'absence de cristaux libres.le chapeau de fer ne
livra aucune rareté. |